Soumis par Flaubert le
Koko Dunda

Depuis le 30 octobre 2025, Bobo-Dioulasso fait officiellement partie du prestigieux Réseau des Villes Créatives de l’UNESCO. Une reconnaissance internationale qui ne tombe pas du ciel : elle est portée par un symbole culturel puissant, devenu une véritable signature de la ville… le Koko Dunda.

Petit rappel : c’est quoi une Ville Créative ?

C’est une ville qui utilise la culture, l’art et l’innovation comme moteurs de développement. L’UNESCO y repère des lieux où la créativité n’est pas juste décorative : elle crée des emplois, attire des visiteurs, inspire les habitants et construit l’avenir.

Pourquoi Bobo a-t-elle été retenue ? Spoiler : le Koko Dunda.

Si Bobo-Dioulasso a séduit l’UNESCO, c’est avant tout grâce à son incroyable savoir-faire dans les pagne teints de manière artistique, connus sous le nom de Koko Dunda.

Ce textile n’est pas juste un tissu :

  • c’est un art, transmis dans les familles, les cours, les ateliers ;
  • c’est une économie dynamique qui fait vivre des milliers de jeunes, de maîtres teinturiers, d’artisans, de stylistes, de commerçantes et commerçants ;
  • c’est une marque identitaire forte qui porte Bobo partout dans le monde, du Faso Danfani à la haute couture africaine contemporaine ;
  • c’est un terrain d’innovation constante : nouveaux motifs, nouvelles couleurs, nouvelles techniques.

En gros, le Koko Dunda est devenu l’un des emblèmes les plus vibrants de la créativité bobolaise, et c’est lui qui a propulsé la ville dans la cour des grands.

Les avantages d’appartenir au Réseau des Villes Créatives

Cette désignation ouvre un boulevard de possibilités :

  • collaborations internationales autour du textile, de la mode, de l’artisanat et du design ;
  • programmes de formation et d’échanges pour renforcer les métiers du Koko Dunda ;
  • projets soutenus par l’UNESCO pour moderniser les techniques, structurer la filière et valoriser les jeunes artisans ;
  • visibilité mondiale pour les créateurs et les marques locales ;
  • opportunités économiques nouvelles (exportation, e-commerce, tourisme créatif).

Et les jeunes dans tout ça ?

Ils sont, clairement, les premiers bénéficiaires.

Apprendre et maîtriser un savoir-faire recherché.
Créer leurs propres marques, ateliers, studios de teinture ou de mode.
Participer à des résidences, concours et formations internationales.
Vendre leurs créations à un public beaucoup plus large grâce à la visibilité du label UNESCO.
Devenir ambassadeurs d’un art local qui fait vibrer la planète.

Le message est simple :
avec le Koko Dunda comme porte-étendard, la créativité bobolaise s’exporte, s’affirme et ouvre un futur plein de couleurs pour la jeunesse.